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Regardons le ciel, la Lune et les étoiles : nouvelle lune en Taureau

Depuis 4 à 6 semaines voir 2 mois pour l’Italie, l’arrêt des activités d’une moitié du Monde, nous révèle de façon indiscutable, que nous dégradons notre environnement à grande vitesse. La nature respire pendant que nous sommes en apnée, assigné à résidence par un micro-organisme qui semble s’être rependu à grande vitesse par les routes, les voies aériennes, que nous, humains, fréquentons de façon déraisonnable, capricieuse pour une consommation débridée : tourisme de masse, voyage d’affaires à outrance pour une délocalisation des productions, déplacements express dans un monde trop rapide, trajets journaliers avec parfois des justifications non essentielles…

L’impact de notre façon de vivre sur l’environnement est grave et aujourd’hui ne peut plus être discuté, il est prouvé de façon factuelle. Bien sûr, c’est un grand privilège de pouvoir se déplacer partout, quand on le souhaite, un privilège que la plupart d’entre nous n’aura peut-être pas dans le système actuel et quelque chose que nos enfants ne connaitront peut être jamais. L’insouciance, une promenade dans un champ, l’odeur des bottes de paille, s’allonger dans l’herbe, respirer l’odeur de la pluie, écouter les oiseaux, regarder les étoiles dans un ciel pur, compter les étoiles filantes, partir à l’autre bout du monde pour quelques jours sur une plage….

Le consumérisme capitaliste dévore le temps et la Terre.

Il célèbre les heures qui se transforment en jours qui se transforment en années de notre vie passées à produire. Il empoisonne l’imaginaire collectif avec l’illusion que les choses sont ainsi. Que c’est l’aspect du développement, du succès et de l’abondance.

Le capitalisme a soif d’une grande demande et fait du désir un sadique. Il sait que nous achetons ce qui nous semble manquer. Il nous manipule pour nous faire croire que le consumérisme va atténuer notre douleur, soulager notre solitude et apaiser notre angoisse pour un résultat dévastateur pour nos ressources.

Mais nous ne pourrons plus prospérer si nous considérons notre corps, nos souffrances et notre Terre comme des obstacles à franchir et à balayer.

La douleur qui imprègne ce moment est indéniable.

Le monde que nous connaissions n’est plus. Le système que nous imaginions solide s’est avéré immédiatement fragile. La vérité que nous avons toujours perçut, mais que nous avons été entraînés à nier est plus grande, plus douloureuse. Nous avons construit un monde qui n’est pas durable, notre éducation nous a posé sur des piliers basés sur la croissance, sur le « gagner sa vie en gagnant de l’argent », un angle de vue basé sur notre complaisance et qui nous demande d’être des conspirateurs pour que nous puissions en tirer profit, c’est-à-dire survivre au sein de cette forme de société qui oublie l’humain.

La nouvelle Lune se pose sur les bases.

La nouvelle lune du 22 avril en Taureau, se pose dans ce signe connu pour son style lent, régulier et robuste. Il s’installe dans le plaisir divin du repos et de la détente – non pas au prix d’un travail honnête, mais comme un équilibre. Il sait comment utiliser les ressources disponibles et faire ce qu’il peut avec elles. Il sait comment maintenir son énergie. Un Taureau peut être le dernier sur la piste de danse ou le dernier à sortir du lit le matin ; car ce signe est synonyme d’endurance. Ce n’est pas vraiment trop exigeant, le Taureau résiste, mais il s’amuse.

Assise juste à côté d’Uranus, le grand changeur de notre système solaire, cette nouvelle lune raconte comment dont notre monde a été brisé, interrompu et demande à être réinventé. Cette nouvelle lune nous invite à méditer sur les changements à long terme dont nous avons pris conscience et dont notre monde, notre Terre a besoin. Elle nous demande de profiter de l’arrêt de ce moment et de nous engager à percevoir ce que nous voulons créer lorsque le monde reprendra. Elle veut que nous nous demandions, avec un plus grand engagement, ce qui se passerait si nous allions au rythme de la Terre ? Sans caprice, en tirant sur le frein à main de ce bolide fou lancé à pleine vitesse. Quelles seraient les limites de notre créativité ? Quelle ingéniosité nous attend si nous revenons à un rythme où la prospérité est pour tous, y compris pour la Terre ? Et si, au lieu d’être au-dessus de la nature, nous recevions les nombreux luxes de vivre en accord avec elle ?

Uranus en Taureau : restructuration des piliers

Uranus est entrée pour la première fois dans le Taureau en 2018, ce qui a démarré une période de sept ans qui nécessite une restructuration sur la façon dont nous travaillons avec nos ressources. Dans ce signe de terre fixe, Uranus ébranle tout ce qui nous semblait normal. Ce que nous pensions être fermement en place s’avère être vulnérable. Ce qu’on nous demande, c’est de devenir sauvagement innovants avec le matériel dont nous disposons – et non celui qu’on nous a appris à voler au futur.

Le monde dans lequel nous vivons, le monde que nous aimons, a été créé par nous et peut être recréé par nous. Uranus nous rappelle qu’il nous appartient d’être des canaux pour le changement. Notre travail consiste à initier le changement. Notre travail consiste à briser l’injustice en exigeant la dignité pour nous tous, mais aussi pour le vivant qui nous entoure et la Terre qui nous accueille.

Pour la suite : émergence de nouvelles idées, de nouvelles structures.

Rejoignant le carré d’Uranus et de Saturne en Verseau, la Nouvelle Lune, puis Mercure, reprend un thème sur lequel nous allons passer la majeure partie de l’année 2021 : le carré de Saturne/Uranus. Uranus apporte une nouvelle perspective, Saturne maintient ses valeurs traditionnelles. Uranus se réveille, Saturne se retient. Uranus change, Saturne se conforme. Le frottement des anciennes structures qui s’effritent et des nouvelles qui émergent se fait fortement sentir en ce moment, et se fera sentir l’année prochaine.

Pluton rétrograde : le réformateur nous fait avancer vers des changements profonds !

Au moment de la nouvelle lune, Pluton est également rétrograde. Protagoniste important en 2020, Pluton domine tous les thèmes du monde souterrain : le pouvoir, la corruption, la mort et les pratiques de guérison régénératrices. Il nous fait avancer vers des changements profonds et significatifs, en partie en déterrant tout ce qui a été sacrifié. Notre avidité, dit clairement Pluton, nous mènera à la fin si nous ne nous attaquons pas à ses racines. Si nous ne pleurons pas ce que nous avons déjà perdu, nous continuerons à essayer de combler notre désir avec les produits de notre propre mort.

Pluton fait remonter du dessous de la surface ce qui doit être pris en compte et c’est là que nous sommes invités à nous arrêter. Socialement isolés (une situation déséquilibrante, accompagnée de toutes les nuances émotionnelles), nous ressentons collectivement le poids de la distance qui nous sépare les uns des autres. Nous sommes dans cette situation ensemble mais terriblement seuls. Cette concentration de temps avec nous-mêmes nous rend plus intimement conscients de ce que nous sommes, cela met à jour des vérités de vie que nous n’avions fait que survolé, que nous n’avions que théorisé : consommation excessive, étouffement de la planète, mondialisation qui s’est emballée, course à l’argent qui a piétinée les valeurs essentielles… La vérité éclate en directe, impossible aujourd’hui de la ranger dans la case des fantasmes ! Notre vulnérabilité a beaucoup à nous apprendre. À mesure que les voiles opacifiants se détachent, exposant les choses que nous avons enterrées, cachées ou refusées d’emblée, nous comprenons mieux notre système d’exploitation général.

A l’heure où l’on parle de dé-confinement, nous nous devons de nous ouvrir à de nouvelles perspectives, faire une liste des choses que nous pourrions mettre en place pour changer le cours des choses, individuellement. Ne pas baisser les bras en restant dans un pessimisme facile ! Oui facile ! Se revendiquer réaliste, pessimiste, résigné à une fin du Monde, à l’effondrement est plus facile à suivre puisqu’il est l’apanage de ceux qui laissent les choses se faire, ceux qui mettent la faute sur un système, sur l’autre que soi. Mais nous sommes tous coupables de la situation actuelle et nous avons tous la force de relever la tête ! Ouvrir son cœur à la lumière est toujours plus risqué, plus compliqué, mais restera toujours le seul véritable acte de courage tourné vers l’avenir, le notre, celui des enfants, du vivant et de la Terre qui nous accueille. Quittons l’individualisme, qui n’est autre que le repli sur soi, un isolement jusque la grandissant. La solitude de ces dernières semaines nous ouvre à reconsidérer l’autre, elle ouvre grand la voie à un Monde d’à venir plus solidaire, le seul qui prouverait que l’humain n’est pas uniquement destructeur. Nous avons cette chance, il faut la saisir.

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